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LE MEDEF EN REVE, HOLLANDE VEUT LE FAIRE

Communiqué des Alternatifs du 9 janvier 2014

jeudi 9 janvier 2014

Le « pacte de responsabilité », proposé par le Président de la République lors de ses voeux, satisfait le MEDEF. « C’est ce que nous demandions depuis plusieurs mois » répond Gattaz, président du MEDEF, satisfait d’avoir entendu François Hollande évoquer « une baisse des charges et des contraintes ».
Le Président de la République dit : « baissons la pression, simplifions la vie des entreprises ». « Cela va dans le bons sens. Il faut maintenant lier la parole aux actes », complète Thibault Lanxade, un des dirigeants du MEDEF. Et, aussitôt, par la voix de son président, le MEDEF propose « l’ouverture de cinq chantiers : sur le coût du travail, sur la fiscalité, sur la baisse des dépenses publiques, sur la simplification et sur les freins à l’embauche…. Il faut nous libérer d’un certain nombre de freins, d’obstacles, de tabous, de dogmes, qui sont autant de pierres dans notre sac à dos » (Le Monde du 4 janvier)

Le pouvoir poursuit donc son dialogue social ..avec le patronat.
La crudité libérale des propos présidentiels, Hollande n’hésitant plus à parler comme Sarkozy notamment quand il a évoqué "la sécurité sociale,… qui doit en terminer avec les excès et les abus" n’est pas, hélas, une surprise : le renoncement à tout changement en faveur de celles et ceux qui pourtant l’ont élu.
L’acceptation du cadre du capitalisme et le compromis avec le patronat, sont actés comme indépassables par le PS, le gouvernement et le Président.

Le "pacte de responsabilité" utilisera le chômage de masse pour précariser toujours plus l’emploi, remettre davantage en cause les acquis sociaux et libéraliser les profits .
Cette véritable cogestion Hollande-MEDEF, il faut la combattre !

Une autre voie est possible et nécessaire, pour une vraie gauche, alternative et écologiste

L’enjeu premier est de ne pas accepter la captation des fruits du travail par la finance et les actionnaires.
Cela nécessite des mesures d’urgence contre la fraude, mais aussi une fiscalité juste et fortement progressive. Une augmentation des minima sociaux et des bas salaires, la fin des contrats précaires.
Bref, la possibilité de dégager des ressources pour les services publics et la protection sociale et un partage des richesses qui permette d’éradiquer la précarité.

Au delà de ces réformes, il faut remettre en cause tout un système qui produit des salariéEs low cost, consommant des produits low cost, qui aboutit au Nord comme au Sud à des dégâts écologiques irréversibles.
Un système où les gains de productivité, souvent synonymes de souffrance au travail, d’usure des salariéEs, sont captés par une infime minorité.

L’alternative sera démocratique, avec des droits d’intervention et de contrôle des salariéEs dans l’entreprise.
Elle sera anticapitaliste et écologiste, par l’appropriation sociale des grandes entreprises, du secteur bancaire et des assurances, condition majeure pour une reconversion écologique de l’économie. Elle sera émancipatrice par une réduction forte du temps de travail, pour les 30 heures hebdomadaires, la retraite à 60 ans pour permettre à toutes et tous de travailler et de vivre dignement, et de décider ensemble dans l’entreprise et la cité.
Utopies dangereuses, diront les tenants du système et ceux qui s’y résignent.
Utopie réaliste et nécessaire répondons nous !

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