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VINCI CAPITALISME VS ECOLOGIE

Réunion publique le 7 février

lundi 13 janvier 2014

De l’Université Paris VII à Notre-Dame-des-Landes : l’empire de Vinci et les désastres des Partenariats Public-Privé

Le discours officiel du gouvernement consiste à affirmer que les caisses publiques sont vides. D’où le recours de plus en plus fréquent aux Partenariat Public-Privé (PPP), par lesquels l’état délègue la construction et la gestion sur le long terme d’équipements publics (hôpitaux, collèges, etc.) à des entreprises privées, auxquelles il paie ensuite un loyer avant de devenir propriétaire de l’équipement construit. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont les opposant-e-s dénoncent l’inutilité et le coût exorbitant, devrait ainsi être construit et géré pendant 55 ans par un consortium détenu à 85% par Vinci. Ce qui détruira au passage des terres agricoles, des bois, des bocages et des zones humides ayant un écosystème particulier.
Mais les contribuables et les usager-ère-s y gagnent-ils vraiment ? L’expérience prouve que non. Si les quelques grands groupes sollicités (Bouygues, Vinci, Eiffage) font des profits substantiels, le coût pour la collectivité est énorme. Quoique étalés dans le temps, les droits que les collectivités acquittent auprès de leur partenaire privé représentent un surplus d’au moins 20% par rapport à une prise en charge publique et alourdissent durablement les budgets publics et nos impôts. Ce surcoût pèse lourdement sur les services publics concernés. Ainsi, l’hôpital Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes est contraint, pour payer son loyer à Eiffage, de rogner sur la qualité des soins.
Le privé, dans tous les cas, a intérêt à faire le strict minimum au niveau de la qualité des constructions et de leur gestion, afin d’augmenter ses profits. Par exemple, deux des nouveaux bâtiments de l’Université Paris VII, sur la ZAC Rive-Gauche dans le 13éme arrondissement, construits par Vinci, ne respectent pas les normes de sécurité et sont impropres à un usage universitaire (de ce fait, les étudiant-e-s et les personnes extérieures ne peuvent pas monter dans les étages, où se trouvent pourtant les bureaux des enseignant-e-s, les secrétariats, les laboratoires et même deux bibliothèques). L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au-delà de son inutilité intrinsèque et de sa nocivité écologique, n’est-il pas parti pour reproduire le même schéma : profits privés, malfaçons, pertes publiques ? Et dans tous les cas, c‘est l’entreprise Vinci qui gagne, elle qui multiplie les PPP dans différents secteurs.

Réunion publique
7 février 2014 à 19h30
à l’École Normale Supérieure
45, rue d’Ulm, Paris 5e,
salle Dussane

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