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UN RESEAU AUTOGESTIONNAIRE ET ALTERMONDIALISTE

mercredi 4 novembre 2015

Le collectif Alternatifs Paris Sud sera le point d’appui local de divers réseaux autogestionnaires, ci-dessous présentation d’un de ces réseaux.

L’autogestion plus que jamais

Militantes et militants aux trajectoires politiques diverses, souvent issu.e.s des Alternatifs, adhérent.e.s d’Ensemble ! mais aussi d’autres formations de la gauche de gauche, toutes et tous attaché.e.s au patrimoine politique incarné depuis près de 50 ans par différentes organisations de la gauche autogestionnaire, nous avons souhaité constituer, sous forme associative, un Réseau pour l’Autogestion, les Alternatives, l’Altermondialisme, l’Écologie et le Féminisme.

Ce Réseau n’est pas une nouvelle organisation ayant vocation à se manifester dans le champ habituellement investi par les partis et mouvements politiques. C’est un espace ouvert d’élaboration et de réflexion qui entend faire vivre le patrimoine autogestionnaire enrichi par les expériences de contestation et d’alternative nées dans le champ des résistances ouvrières, de l’écologie, du féminisme et de l’altermondialisme.

Tout en s’appuyant sur ce que l’ordre du monde fait naître comme opposition créatrice et expérimentations dans les entreprises et les territoires -du budget participatif de Porto Alegre aux reprises d’entreprises par leurs salarié-e-s en Argentine en passant par les luttes de type ex-FRALIB en France-, le Réseau AAAEF vise à diffuser des travaux théoriques, passés et actuels, susceptibles d’éclairer les enjeux politiques actuels.

Il se propose aussi d’impulser une réflexion sur la stratégie de transformation dans un contexte profondément renouvelé.

Il y a en effet un double consensus au sein des forces sociales et politiques qui portent une volonté de transformation sociale et démocratique, écologique et féministe.

D’une part, le dépassement du capitalisme mondialisé qui structure les institutions, les autres formes de vie organisées et les imaginaires ne peut pas être seulement la résultante d’un grand soir électoral pas plus qu’une soudaine et brutale accélération de l’histoire portant un parti révolutionnaire au pouvoir.

D’autre part, parmi les forces anti-système, chacune et chacun s’accordent à reconnaître les difficultés que pose la reconstruction d’un nouveau projet d’émancipation. Les résistances peinent à se transformer en alternative de masse et les classes populaires, dont la mémoire a intégré l’échec total des expériences socialistes et communistes, ne sont pas prêtes à faire table rase du passé si l’avenir dans lequel on peut se projeter dessine une perspective grisâtre.

C’est en partant de ces dernières difficultés – et donc de la nécessité de faire la démonstration – ici et maintenant - de ce que peut être le monde de demain, que nous mettons en avant mais aussi en débat la perspective autogestionnaire à la fois comme forme d’organisation sociale post-capitaliste, comme forme d’organisation et de lutte dans la société actuelle et comme culture imprégnant les pratiques et les formes de structuration politique.

Ces caractéristiques qui font apparaître l’autogestion à la fois comme projet, comme stratégie et comme pratique sociale de démocratie active et d’expérimentations ne peuvent être pensées « hors-sol ».

Certaines luttes sociales, comme nombre de mouvements écologistes et féministes, comme les mobilisations altermondialistes, nouvelle forme d’internationalisme, remettent en cause les modes trop hiérarchiques de prise de décision et sont sensibles à l’auto-organisation de la contestation et à la démocratie directe dans la maîtrise de l’action, (qui sont des) autant de constituants essentiels de la perspective autogestionnaire.

La transversalité des contestations et des alternatives est devenue une des conditions de leur réussite et, à une autre échelle, une des conditions de l’émancipation humaine.

C’est pourquoi la réflexion et l’échange sur la transversalité seront une des préoccupations du Réseau AAAEF.

Mais si nous souhaitons prendre toute notre place -celle du courant autogestionnaire enrichi par les travaux récents sur les communs et l’appropriation sociale - dans la nébuleuse des groupes, associations, réseaux, revues, cercles de débat qui inscrivent aujourd’hui leur action et leur réflexion dans l’espace de la gauche de transformation sociale et écologique, nous le faisons dans un double esprit.

D’abord, avec un souci d’humilité et de modestie qui suppose un esprit d’ouverture et la prise en considération de questionnements nouveaux et incertains. Dans un contexte lui-même incertain et après une longue période historique où les échecs ont pris le pas sur les succès, c’est une attitude qui nous semble souhaitable et nécessaire.

Ensuite, avec la ferme conviction que, si chaque réseau, groupe, association, revue, a un champ spécifique d’activité, la coopération et la collaboration s’imposent sur des projets et des débats où l’approche commune et les synergies, parfois déjà mises en oeuvre, sont suffisantes pour faire l’économie d’un éparpillement préjudiciable à toutes et tous.

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