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A PROPOS DU BREXIT (encore) OU EN SOMMES NOUS (ici)

lundi 18 juillet 2016

2005 (le NON français au référendum sur le Traité Constiitutionnel Européen) n’avait pas de conséquences autre que politiques. La preuve, ils se sont assis dessus. Alors que sortir ou rester dans l’Union Européenne est évidemment un choix couperet. Rien à voir.
Sur la complexité des choses : dans la jeunesse qui était pour le Remain (rester dans l’Union Européenne), il y avait aussi des précaires, des anti austérité. Et si deux tiers de l’électorat Labour a apparemment voté Remain, c’est pas tous des bobos.
Mais il s’en déduit par fait brut qu’une partie du peuple était avec les élites, une autre avec les fachos (sans que dans les deux cas ils soient obligatoirement pro-élites ou fachos), une partie de la gauche avec la droite, une autre avec l’extrême droite et la droite extrême.
Des fois il n’y a rien à faire, et, même a posteriori, je vois mal comment on aurait pu se sortir de ces contradictions. Une catastrophe.
Autre complexité. Lordon est une des rares personnalités médiatiquement liées à Nuit Debout. Comme Ruffin, l’un et l’autre souverainistes de gauche, et dans le cas de Lordon, assez peu disposé à en débattre. Mais oui ils étaient aussi (et plutôt plus que moins) à Nuit Debout...
On est pas mal à être d’accords dans ce débat sur le résumé suivant : il faut rompre avec les traités et l’Europe telle qu’elle est, mais, toujours, en faveur d’une autre Europe. Pas mal, mais pas tous, puisqu’il semble que certain-e-s d’entre nous ne veulent envisager la rupture en aucun cas et que d’autres (bien silencieux depuis le Brexit) la veulent même sans contrebalancer par une refondation.

On ne sait pas bien comment faire c’est vrai, mais ce n’est pas de notre faute ou par manque d’élaboration, ou par "trahison" ou je ne sais quoi.
Juste parce qu’on n’a pas le rapport de force. Il faut continuer à se tenir sur la ligne de crête.
Désobéir et refonder. Quand, par découragement devant les difficultés, on en arrive à des stratégies du moindre mal ("je préfère encore l’UE au repli" ou "je préfère encore sortir seul qu’accepter cette dictature"), c’est qu’on a vraiment perdu, et pour longtemps.
C’est pour cela qu’il faut continuer, patiemment, à échanger. Après, au pied du mur, sans rapport de force, comme dans le cas britannique, c’est vraiment difficile ; une sorte de choix impossible.

S.J.

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