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EN GRAND BRETAGNE LES DURES LIMITES DE LA PRIVATISATION

jeudi 17 mai 2018

extraits d’un article du journal "Ouest France" du 17 mai

À l’heure où les cheminots français redoutent une future privatisation des lignes, le Royaume-Uni, pionnier de la libéralisation du rail, fait marche arrière. Et renationalise sa ligne déficitaire Londres-Edimbourg.

La privatisation a fait chou blanc. Trois ans après avoir concédé la gestion de sa liaison ferroviaire Londres-Edimbourg, le Royaume-Uni est contraint de faire marche arrière. À bout de souffle (et de sous), la compagnie Stagecoach n’est plus en mesure d’honorer son contrat.
Incapable d’honorer son contrat, Stagecoach est priée de raccrocher les wagons. Dès le 24 juin, la liaison ferroviaire East Coast line repassera sous la coupe du Département britannique des transports publics, mais sera gérée, dans les faits, par un consortium privé (Arup-SNC-Lavalin-Ernst & Young).

Cette ligne de l’est de l’Angleterre a été privatisée, puis renationalisée, déjà trois fois en moins de douze ans.

Pionnier européen de la privatisation du rail, dès les années 1990, le Royaume-Uni a connu, depuis, moult déconvenues. Plusieurs sociétés privées ont fait défaut. À chaque fois, l’État a dû reprendre la main. Le temps de remettre les comptes à flot…
Qu’en disent les cheminots ?

Le syndicat Unite jubile : « Ce serait mieux pour l’économie, pour les finances et pour les usagers si le gouvernement mettait fin à la privatisation du rail », extrapole Hugh Roberts, l’un des dirigeants de la section cheminots.

Le début d’une renationalisation complète du réseau ?

Non. Le gouvernement n’entend pas renoncer. S’il vient de retirer sa concession de l’East Coast Line à Stagecoach, la compagnie continuera toutefois de gérer la ligne de la côte ouest (West Coast Line), qui rallie Londres à Manchester.

75 % des Britanniques se disent pourtant favorables à une renationalisation de leur réseau ferroviaire.

Depuis qu’il a été confié à des sociétés privées, ce réseau n’a cessé de voir son image, - comme ses lignes - se dégrader. Faute d’investissements suffisants, il vieillit… mal. Ce qui n’empêche pas les voyageurs de payer leurs billets rubis sur l’ongle, pour des trains bondés. Les trajets dans des trains britanniques sont les plus coûteux d’Europe.

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