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CONTRE LEUR SYSTEME !

mardi 17 mars 2020

contributionr à un débat sur la crise qui au delà de la crise sanitaire concerne tout le projet néolibéral qui est sur la défensive. il y a des chose à dire sur la santé et les service public de’ santé et de protection social pour ne pas laisser à Macron les discours de défense du modèle qu’il combat

Préparons la sortie de la crise sanitaire abolissons le chômage et la précarité

La crise sanitaire met en évidence la crise de la gestion néolibérale de l’emploi : nocive pour des dizaines de milliers de personnes mais gérable en période « normale », ce système devient incontrôlable en période de crise. Le libre marché capitaliste du travail, la liberté d’entreprendre ne peuvent plus répondre qu’en excluant rapidement et massivement un nombre colossal de l’emploi : quand des millions de personnes supplémentaires vont être impactées, celles et ceux qui prônaient le chômage et la précarité commencent à s’interroger : si le tout pour l’entreprise mis en œuvre ces dernières années (ou ces derniers quinquennats) n’était pas la réponse. A gauche le bénéfice d’inventaire sur Hollande et sa loi travail se fait jour pour une option de capitalisme régulé ; Dans les rangs de la macronie qui a mis sans retenue l’Etat au service des grands groupes l’inquiétude gagne aussi . Dans la droit ligne du discours apologétique de Macron sur notre modèle social, Pénicaud annonce sur BFM le report de l’application au 1er septembre des dispositions de sa réforme prévues au 1er avril : elles consistaient en un changement à la baisse du mode de calcul des allocations et devaient compéter les mesures reluisant depuis novembre l’accès à l’indemnisation des chômeur.euses en contrat court.

Dans le même temps Pénicaud qui a tout fait pour rendre plus facile les licenciements s’adresse aujourd’hui aux patrons de manière radicalement contraire : les licenciements ne sont plus obligation vitale pour les entreprises :”Si vous êtes en difficulté d’activité économique, ne licenciez pas » dit elle aujourd’hui.

Bien sur nous ne pouvons que nous féliciter de la mise en cause des politiques d’emploi par celle qui les a mises en place : elle nous doonne raison de dire depuis des années qu’il faut mettre fin au chômage et à la précarité.

Mais son discours ne deviendra crédible que s’il s’ »accompagne des mesures suivantes :

suspension sine die des mesures d’Avril et de novembre

suspension de l’application de la loi « choisir son avenir professionnel » en particulier des celles qui aggravent contrôle er sanctions

suspension immédiate des procédures de contrôle et de sanctions en cours : fin des suppressions temporaires des droits et des récupérations des indus ( sauf les poursuites pénales pour les vrais fraudeurs)

arrêt immédiat des actions de reconditionnement des soi-disant « permittent.es », profiteurs dont on veut changer le comportement ; mettre fin aux contrats avec les boites privées mandatées pour cela .

Bien entendu il ne s’agit pas de geler les fonctionnement de l’assurance chômage sur les conventions MEDEF- CFDT mais de répondre aux catastrophes sociales annoncées. Mais aussi de préparer la voie à une sécurisation des parcours professionnel qui donne un vrai droit à l‘emploi et à la rémunération en étendant ce droit au pseudo-indépendants dépendants. Aujourd’hui on découvre que la crainte du chômage, les bas salaires sont des obstacles au confinement nécessaire pour freiner la diffusion du virus : il va falloir payer des gens à ne rien faire. Le coût des mesures d’urgence antichômage ( en plus des mesures d’économies citées plus haut : chômage partiel étendu aux particuliers employeurs, fonds d’indemnisation pour les indépendants …) pose autrement la question du financement : celui-ci est possible tout comme il est possible de rémunérer des salariées qui ne travaillent pas à condition d’utiliser la solidarité collective : restaurer un niveau de salaire et de cotisations à la protection sociale ( l’égalité réelle entre femmes et hommes en premier) . Cette solidarité collective ne peut financer que si nous sommes capables de faire contribuer ceux qui au bout le chaîne profitent des richesses produites dans leur sous traitance. Ceci suppose de réduire drastiquement le pouvoir des actionnaires décideurs du pouvoir sur la production

Mettons dans le débat public un objectif pour le moyen terme la mise sur pied d’une telle solidarité mais aussi parallèlement les développement d’activités socialement et écologiquement utiles hors de la marchandisation et du pouvoir des actionnaires.
Dans la période d’inquiétude et de morosité il est temps d’ouvrir une perspective d’espoir.

Etienne

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